J'ai posé ma valise près du manguier,
ma tante a dit que j'avais l'air fatiguée.
Je cherchais des mots pour raconter ma vie,
elle a mis de l'eau fraîche devant moi.
Les enfants ne savaient plus bien mon prénom,
mais le chien m'a reconnue le premier.
Je croyais devoir revenir plus forte,
on m'a simplement ouvert la porte.
La cour nous reconnaît, viens t'asseoir,
on n'a pas besoin d'exploits pour se revoir.
Tape dans tes mains, le jour nous appartient,
je rentre avec mes rêves, même les plus petits.
Ma grand-mère fait trois pas près des chaises,
je refais les gestes, mais je perds le rythme.
Elle rit, me remet la main sur l'épaule,
la chanson se raconte en avançant.
J'avais tout prévu sauf ce grand silence,
celui qui fait du bien quand on est chez soi.
Je n'ai pas rapporté toutes les réponses,
mais mes bras savent encore vous serrer.
La cour nous reconnaît, viens t'asseoir,
on n'a pas besoin d'exploits pour se revoir.
Tape dans tes mains, le jour nous appartient,
je rentre avec mes rêves, même les plus petits.
Demain je reprendrai peut-être la route,
aujourd'hui je laisse mon téléphone dormir.
Au fond de ma valise il reste de la place
pour votre rire et l'odeur du repas.
La cour nous reconnaît, viens t'asseoir,
on n'a pas besoin d'exploits pour se revoir.
Tape dans tes mains, le jour nous appartient,
je rentre avec mes rêves, même les plus petits.